Devenir gendarme en 2026 : concours, conditions et salaire

Devenir gendarme n’est pas un parcours unique : la gendarmerie nationale recrute par plusieurs voies, du contrat d’engagement au concours sur diplôme. Pour un candidat — ou pour un RH qui veut comprendre l’un des plus grands recruteurs publics de France — voici les trois portes d’entrée, leurs conditions et leur rémunération, à jour 2026.

Trois voies pour entrer en gendarmerie

  • Le gendarme adjoint volontaire (GAV) : un engagement contractuel, sans concours, sur simple sélection. C’est la voie la plus rapide et souvent un tremplin vers le concours de sous-officier.
  • Le sous-officier de gendarmerie : le cœur du métier, accessible sur concours avec le baccalauréat. Fiche complète sur le concours SOG.
  • L’officier de gendarmerie : la voie d’encadrement, sur concours de niveau supérieur.

La voie rapide : gendarme adjoint volontaire (GAV)

Le GAV s’adresse aux candidats de 17 à 26 ans l’année du dépôt du dossier, de nationalité française, ayant effectué leur Journée défense et citoyenneté (JDC) et jugés aptes physiquement. Il n’y a pas de concours : une phase de sélection (tests de français, de compréhension et un inventaire de personnalité, ce dernier ayant remplacé le test psychotechnique depuis le 1er janvier 2026) précède l’admission.

La formation dure 6 semaines (GAV emploi particulier) ou 13 semaines (GAV agent de police judiciaire adjoint), suivie d’une formation en unité. Côté rémunération : environ 970 € nets par mois en formation, puis autour de 1 205 € nets en sortie d’école, hébergement de fonction compris. Le recrutement est permanent.

La voie de référence : sous-officier de gendarmerie

C’est le concours qui mène au métier de gendarme titulaire. Il faut avoir entre 18 et 35 ans, être titulaire du baccalauréat, de nationalité française, en règle avec le service national et présenter une moralité compatible avec la fonction. La formation initiale dure 12 mois en école de gendarmerie sous statut d’élève rémunéré (environ 1 635 € nets), avec un salaire de début de carrière de l’ordre de 2 145 € nets une fois titularisé, logement de fonction pris en charge.

Le calendrier, les épreuves et les écoles sont détaillés dans notre fiche dédiée au concours de sous-officier de gendarmerie.

Ce que ça dit du recrutement public

La force du modèle gendarmerie tient à trois leviers que connaissent bien les DRH : une marque employeur puissante (le sens, l’uniforme, l’utilité publique), une rémunération sécurisée par les avantages en nature, et un parcours de progression lisible du GAV à l’officier. Autant de repères utiles pour penser l’attractivité, y compris dans le privé.

Voir aussi : tous les métiers de la sécurité et de la Défense · devenir gardien de la paix.